La FFCU lance la « Campagne des Droits Humains » #1: mettre en lumière celles et ceux qui œuvrent pour la paix
Nelson Mandela, première figure mise à l’honneur

Avocat et militant, Nelson Mandela a consacré une grande partie de sa vie à la lutte contre le système de ségrégation raciale institutionnalisée en Afrique du Sud. Son engagement lui valut d’être emprisonné pendant 27 années, notamment à Robben Island et à Pollsmoor.
Libéré en 1990, il participe ensuite au processus de transition démocratique de son pays et devient, en 1994, le premier président noir d’Afrique du Sud.
Son parcours est également associé au processus de réconciliation nationale engagé après la fin de l’apartheid. En 1993, Nelson Mandela reçoit, avec F. W. de Klerk, le prix Nobel de la paix, en reconnaissance de leur rôle dans la transition pacifique de l’Afrique du Sud.
Choisir la vérité plutôt que la vengeance
L’une des réussites les plus marquantes de sa présidence réside dans la manière dont l’Afrique du Sud a affronté son passé. Plutôt que de céder à l’esprit de revanche, le pays met en place la Commission Vérité et Réconciliation, présidée par l’archevêque Desmond Tutu. Sa mission consiste à établir les faits sur les violences commises sous l’apartheid et à donner enfin la parole aux victimes. Cette démarche a depuis inspiré de nombreux pays sortant de conflits ou de régimes autoritaires.
Un combat au cœur des droits humains
Le parcours de Nelson Mandela fait directement écho à la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont les premiers articles affirment que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, sans distinction de race ou de couleur. L’apartheid, en organisant la séparation et l’inégalité des citoyens selon leur origine, reniait ces principes fondamentaux. Son combat rappelle ainsi que les droits humains ne sont jamais acquis et doivent être défendus avec constance.
Une reconnaissance internationale durable
Son action a très tôt été saluée par la communauté internationale. Dès 1991, l’UNESCO lui décerne, conjointement avec F. W. de Klerk, le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. En 2009, l’Assemblée générale des Nations unies proclame le 18 juillet Journée internationale Nelson Mandela : chacun est invité à consacrer ce jour-là 67 minutes au service des autres, en référence à ses 67 années d’engagement public. Son nom a également été donné aux « Règles Nelson Mandela », adoptées par l’ONU en 2015, qui établissent des normes minimales pour garantir un traitement digne aux personnes détenues. Nelson Mandela s’est éteint le 5 décembre 2013 à Johannesburg, laissant un héritage qui dépasse largement les frontières de son pays.
